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bien-être
dimanche 02 novembre 2008, a 12:25
Qu'est-ce que la sophrologie?
 

 

C'est l'étude de tous les changements des états de conscience de l'homme obtenus par des moyens psychologiques , et de leurs possibilités d'applications thérapeutiques.

C'est à la fois une science , une philosophie (recherche d'un équilibre), une thérapie et un art (appel à la créativité et à l'intuition).

Le mot « sophrologie » a été inventé en 1961 par le professeur Alfonso CAYCEDO, psychiatre d'origine espagnole , né en Colombie et résidant à Barcelone.

Étymologiquement, « sos » de racine grecque signifie sérénité , harmonie, équilibre; « phren » a le sens de cerveau, conscience, esprit et « logos » celui d'étude , science , discours.

Le sophrologue emprunte à Platon le « ternos logos » : parole douce, un langage monotone qui agit sur le « thymos » , la nature psychosomatique de l'individu engendrant l'état « sophrosynen » , état de calme, de sagesse, de concentration suprême de l'esprit produit par ces « belles paroles ».

Ainsi le sophrologue permet à son patient d'atteindre un état sophronique en appuyant sur certains mots , induisant un état de détente , lourdeur , chaleur….

Caycedo étudie les phénomènes de la conscience en relation directe avec le principe fondamental de la réalité objective . Nous sommes en 1962. Il effectue de nombreux voyages d'études en Orient et en 1967 , il en rapporte des techniques originales comme une relaxation dynamique pratiquée en groupe avec des objectifs thérapeutiques et prophylactiques.

A partir de 68, la sophrologie évolue et se transforme avec de nouvelles méthodes , notamment le training autogène modifié.

Une nouvelle définition de la sophrologie en découle : c'est donc une nouvelle école scientifique qui étudie les modifications de la conscience humaine . Dans ses buts , elle utilise différents procédés : psychologiques, physiologiques, chimiques pour son emploi en clinique et en recherche.

De 1971 à 1982, les techniques s'affinent , la sophrothérapie et la sophrologique voient le jour.

Combattue à ses débuts par la médecine officielle, la sophrologie voit aujourd'hui de plus en plus s'ouvrir des portes dans les milieux médicaux et dans différentes disciplines. Elle est devenue une « arme » efficace pour le traitement des maladies de notre civilisation , les maladies fonctionnelles. Avec elle , les doses médicamenteuses diminuent , le malade devient responsable de son traitement , s'assume lui-même et se libère de la tutelle trop médicalisée et médicamenteuse .

Les buts de la sophrologie

Développer les fonctions des deux hémisphères cérébraux: augmentation du pourcentage de cellules utilisées. Facilitation du passage des flots d'informations d'un hémisphère à l'autre par l'intermédiaire des corps calleux. Développement des fonctions de l'hémisphère droit.

Harmoniser l'être : harmonie du spirituel (imaginaire), du psychique(symbolique) et du physique(réel).

Apprendre à devenir plus conscient et plus responsable : l'intégration progressive des contenus de l'inconscient rend plus conscient et responsable.

Développer la pensée positive: agir sur les couches latentes atrophiées , non utilisées des voies associatives à la facilitation positive.

Protéger l'individu contre le stress exagéré: apprentissage de l'individu à devenir conscient des réactions organiques accompagnant le stress afin de les maîtriser.

Vivre la réalité objective : apprendre au sujet à vivre sa réalité interne et la réalité de son milieu.

Faire passer la conscience au niveau sophroliminal (au bord du sommeil) puis de la faire glisser dans l'état de conscience sophronique.

Qu'est-ce que la conscience?

C'est comme l'électricité: on l'utilise sans cesse, on la mesure mais on ne sait pas exactement ce qu'elle est.

Il s'agit d'énergie.

C'est le processus permettant d'être conscient d'un moment donné, de le percevoir, le mémoriser , le penser , l'aimer et d'en avoir peur.

(La conscience est diminuée pendant le sommeil et le coma.)

Ce peut être le sentiment d'exister , de l'existence d'une chose et le jugement intérieur sur la qualité morale d'un acte.

C'est la connaissance réfléchie ou intuitive que nous avons de nous-même et de l'environnement .

Par conséquent , c'est le pouvoir d'investigation d'un être sur le monde intérieur et sur le monde extérieur.

En sophrologie , la conscience est la force intégratrice de toutes les structures et de tous les phénomènes de l'être humain.

Les techniques

Les techniques sophrologiques que je pratique et dont je vais parler sont connues sous le nom de « sophrologie humaniste » et elle se différencie de la « sophrologie caycédienne » appelée « sophrologie dynamique ».

Jusqu'alors , la sophrologie faisait l'apologie de la détente, de la relaxation et parfois de la suggestion . Elle minimisait l'importance de la visualisation. Cette visualisation est réalisée par le biais d'une imagerie symbolique dans laquelle le sophrologue fait abstraction de toute la dialectique scientifique.

Cette technique permet au patient d'extérioriser et démasquer avec l'aide du thérapeute ,toute angoisse , peur, fatigue, des causes profondes d'un état psychopathologique. Nous pouvons ainsi développer la confiance en soi , tout esprit d'initiative face aux épreuves du quotidien.

C'est la possibilité de donner à mes patients une autre solution que celle offerte par notre société , celle d'assisté. Car la sophrologie a pour but en effet la recherche de l'équilibre de la personnalité.

Les techniques habituelles en sophrologie :

De groupe : base de la sophrologie prophylactique (cours du soir , séminaires) avec le training autogène, training autoène modifié , la relaxation dynamique

Recouvrantes ou symptomatiques: effet de courte durée (pédagogie) avec l'hypnose , SAP, visualisation

Découvrantes ou analytiques: plus puissantes avec la sophroanalyse, la positivation, anamnèse et onirisme.

mardi 17 novembre 2009, a 17:12
aimer, ça s'apprend
 

On a l'impression que notre partenaire n'a rien de commun avec notre père ou notre mère. Mais quand on mène une introspection poussée, on se rend compte qu'en dépit des apparences, on peut être lié avec une personne parce que son histoire familiale est voisine de la nôtre, parce que son père se prénomme comme le nôtre, parce que cette personne incarne ce que nos parents auraient aimé être socialement. Il n'y a en fait pas de hasard.

 

L'amour est un art délicat qui s'apprend avec l'acquisition progressive d'une maturité affective. Tout lien authentique exige qu'on consente à perdre un peu de soi mais cette perte est largement compensée par ce qu'on y gagne en retour.

 

Le désir féminin et le désir masculin ne parlent pas le même langage. C'est à cause de ces différences que l'un et l'autre s'attisent. Si un homme s'attache à une femme qui lui crée sans cesse des problèmes, c'est parce que pour désirer il a besoin d'obstacles, d'un « non » qui lui rappelle les interdits autrefois posés par le père.

 

D'après la psychanalyse, la sexualité féminine est « passive », en fait une passivité active qui lie l'érotisme à l'absolu, voire à la mort, dans l'inconscient. De plus, la femme a toujours présent un sentiment d'exclusion, de rejet, de solitude, de trahison et d'abandon. Les femmes sont monogames, recherchent un lien unique. La femme aime en totalité ; l'homme s'attache aux détails : regard, sourire…L'homme est polygame et ne devient monogame que lorsqu'il rencontre celle qui lui rappellera les interdictions paternelles.

 

Après la phase « lune de miel » où le couple est idéalisé, chaque conjoint éprouve le besoin de sortir de cet isolement à deux et de se reconnecter au monde extérieur. Ce qui peut provoquer quelques querelles, une crise nécessaire qu'il faut saisir comme opportunité à s'ouvrir à une meilleure communication, car les mécanismes de défense mis au point dans notre enfance brouillent à notre insu nos relations avec les autres.

 

Si on substitue le « je ressens » au « tu devrais », on sort de la logique binaire où l'un a raison et l'autre tort. Le jugement cède la place à la compréhension et l'acceptation des besoins de l'autre.

 

Oser rechercher nos attentes inconscientes vis-à-vis de notre partenaire permet de prendre conscience de notre responsabilité dans ce que nous vivons. Nous pouvons alors rencontrer notre conjoint au niveau de l'être et non plus seulement du personnage.

 

« L'amour est une succession de passions fort différentes qui alimentent la vie et la renouvellent ». Michelet.

mardi 17 novembre 2009, a 17:10
6 clés d'un couple heureux
 

84% des français se déclarent heureux dans leur vie amoureuse. Cependant, en 2003, on comptait plus de 42% de divorces et 17% des couples formés dans le début des années 90 se séparaient dans les 5 ans qui ont suivi. On pensait même alors que 67% de ces couples divorceraient un jour….A la suite de ces sondages, cela veut-il dire qu'en réalité, seuls 33% des couples sont heureux ?

 

Certains principes sont réellement nécessaires au bonheur du couple et 6 d'entre eux sont vraiment incontournables.

 

  1. La tolérance.

 

Les particularités de chacun sont, au départ, attirantes mais deviennent aussi source de conflits. Accepter nos différences reste nécessaire pour enrichir la relation, même si c'est difficile.

En effet, les différences nous rendent l'autre unique, attirant mais elles deviennent insupportables avec le temps parce qu'on pense que l'on ne peut construire un couple solide qu'en étant d'accord sur tout. Et aussi nous avons des difficultés à nous détacher de l'image parentale et de celle du partenaire idéal.

Or, l'autre n'est pas conforme au prince charmant imaginé. Pourtant, « l'amour mature », ce renoncement à former un couple idéal ou fantasmé permet de faire naître une relation durable.

« C'est le heurt des contraires qui fait jaillir la flamme de la vie » disait Jung. Ainsi nait le respect de l'autonomie de chacun.

 

Comment faire ?

  • Reconnaître les différences : cette meilleure connaissance de l'autre et de soi permet de régler les conflits découlant de ces divergences.
  • Repérer ce qu'elles ont d'aimables : il faut accepter mais aussi aimer nos différences puisqu'elles maintiennent le couple en vie.
  • Les coordonner : quels sont les points sur lesquels chacun lâchera du lest pour satisfaire les désirs et besoins de l'autre, un moyen de coordonner ces divergences pour être complémentaire et non opposés.
  • Préférer la curiosité à la peur : accepter que l'autre garde son mystère car c'est l'impossibilité de connaître et comprendre tout à fait l'autre qui crée le désir.

 

  1. Des valeurs communes.

 

Etre d'accord sur les valeurs essentielles qui découlent de l'éducation reçue, de l'environnement culturel et social, de la personnalité et des expériences. De ces valeurs dépend la façon dont chacun va hiérarchiser ses priorités, ses envies et ses besoins.

 

Comment faire ?

  • Echanger : pour éviter le choc des valeurs, l'anticipation permettra d'exprimer valeurs et dissonances de chacun.
  • Accepter : cohabiter deux mondes, accepter leurs modalités différentes.
  • Partager son histoire familiale : grande pourvoyeuse de valeurs individuelles.
  • Mettre les valeurs en commun : de ce mélange naitront les valeurs du nouveau couple.

 

  1. Un lien d'amitié.

 

Complicité et confiance sont indispensables pour construire un lien vivant. Centres d'intérêt et de loisirs communs, estime, respect, soutien mutuel, à l'écoute des envies et souffrances de l'autre : cela exige de porter une attention constante. Les deux composantes de la relation amoureuse : le courant de tendresse et le courant érotique (prolongement de l'amour maternel, rassurant et stable, solide et durable ; sexualité et sentiments passionnés). La tendresse est complémentaire au désir et à l'amour.

 

Comment faire ?

  • Partager des loisirs : pour raviver l'amitié, s'accorder du temps pour partager des loisirs apportant du plaisir de façon régulière et durable.
  • Instaurer des rituels de couple : pour regarder avec humour et fierté le chemin parcouru, la culture du couple faite d'anniversaire de rencontre, de mariage…
  • Parfaire une connaissance mutuelle : s'amuser à nommer meilleurs nos meilleurs amis, la musique préférée de chacun, les rêves chers…
  • Donner de la tendresse : si on se sent délaissé  par instants, plutôt que des reproches, donner soi-même de la tendresse pour raviver celle de l'autre.

 

  1. Paroles partagées.

 

Plus on approfondit pensées et émotions en les communiquant, plus on augmente aussi les probabilités d'incompréhension et d'interprétation. La discussion est donc un art subtil.

 

Comment faire ?

  • Ne pas tout dire : pour bien communiquer, il faut en accepter les limites. Les flots de paroles vampirisent l'espace de l'autre, ôtent le mystère. Ce n'est pas la capacité à tout se dire et tout entendre qui prime mais la conviction que l'on pourrait tout se dire. Nuance fondamentale qui suggère un lien basé sur la confiance.
  • Se donner rendez-vous pour échanger : des tête-à-tête qui sont l'occasion d'aborder difficultés et frustrations qui pourraient engendrer une dispute. La parole positive est un excellent moteur du couple heureux.

 

 

  1. Une entente sexuelle.

 

 

Après quelques temps, on a l'impression d'avoir fait le tour de sa sexualité. Or, le plaisir naît des variations. La promiscuité est également un ennemi car le désir naît de la distance.

 

Comment faire ?

  • Se débarrasser des idées reçues : oublier les normes du genre « c'est mieux ailleurs ». Inventer sa propre définition d'une sexualité épanouissante en découvrant les points d'entente : combler les besoins réciproques.
  • Se surprendre : essayer des choses que l'on ne connaît peu ou pas…
  • Parler de sexualité de manière intime : pendant et après, discussions qui nourrissent les fantasmes et donnent des clés pour évoluer.
  • Pratiquer : ne pas laisser l'abstinence s'installer même quand on est moins proches.
  • Mettre de l'air dans la relation : permettre ainsi à chacun de retrouver son autonomie, de ressentir manque et désir. Avant de se rencontrer de nouveau pour des rendez-vous sensuels.

 

  1. Des projets et des rêves.

 

Le couple a besoin de se projeter dans une vision commune pour que l'avenir devienne stimulant.

Faire cohabiter le principe de plaisir avec le principe de réalité. Se projeter ensemble, c'est donner stabilité et sécurité à la relation. Le couple doit être pensé dès le départ comme un projet de vie à sauvegarder.

Les projets communs ont pour autre fonction de réveiller : des projets prise de risques avec des paris sur l'avenir. Tous ne se réaliseront pas, ce sont des rêves…tous aussi essentiels. Parallèlement il est indispensable que les partenaires aient des projets individuels.

 

Comment faire ?

  • Affirmer ses désirs personnels : exprimer ses projets personnels pour que le couple les incorpore à ceux communs.
  • Anticiper : établir des rendez-vous réguliers autour du thème des projets. Il ne s'agit pas de partager les rêves de l'autre mais de les connaître pour les respecter.

 

 

mardi 17 novembre 2009, a 17:08
7 étapes pour une relation harmonieuse
 

Pour une relation harmonieuse, il faut qu'elle soit co-engagée et fondée sur le respect :

  • S'engager : définir un nombre d'intentions et s'y atteler
  • Apprendre à s'aimer soi-même : le respect envers soi-même pour permettre une bonne relation avec l'autre.
  • S'autoriser à ressentir : se donner le temps de reconnaître et exprimer ses émotions
  • Affirmer son pouvoir de création : abandonner le rôle de victime et revendiquer sa personnalité
  • Echanger les vérités microscopiques : exprimer tout ce qu'on ressent ici et maintenant
  • Respecter les engagements pris : base de la confiance nécessaire à l'épanouissement de chacun ; s'y tenir, les négocier
  • Savoir vivre heureux : savoir ce qui sabote le bonheur, comprendre pourquoi nous éprouvons malaise et appréhension dès qu'on se sent bien.

 

mardi 17 novembre 2009, a 17:06
les trois visages de l'amour
 

Voici trois profils de l'état amoureux :

 

 

Eros. L'amour passion.

 

La rencontre amoureuse : le cœur s'emballe, excitation et peur alternent, désir physique, obsession du manque.

 

L'intensité et la durée de cet état passionnel varie en fonction de la force de ses projections sur l'autre.(6 mois à 2 ans)

Puis, la réalité de l'autre finit par s'imposer. Soit on l'accepte et on entre dans un autre type de relation ; soit on en est incapable et c'est la déception et la souffrance. On peut basculer dans la haine ou la dépendance.

 

Aimer avec passion, c'est découvrir en soi une capacité à vivre des émotions dont on ignorait l'intensité. Cette passion peut avoir des vertus bénéfiques et instructives mais ne peut être la seule base d'une construction de la relation à deux. Il faut pouvoir regarder l'autre avec ses défauts et ses qualités en l'appréciant et prendre conscience de soi hors du couple.

 

Agapê. L'amour-amitié.

 

Invite à s'ouvrir sur l'extérieur : complice, on se comprend, on s'écoute et on s'intéresse l'un à l'autre et au monde.

 

L'amitié se transforme : c'est le moment d'idéalisation de l'autre qui coïncide à celui où on se sent ou croit aimé de lui. Une intuition qui donne envie à des sentiments amoureux inhibés par manque de confiance en soi ou par crainte de pervertir la relation amicale.

Cette relation se fonde sur les bases solides qui avaient conduit à l'amitié : le partage et la communication.

La dérive possible arrive lorsque les partenaires ne ressentent plus de curiosité ou de besoin de se séduire.

 

Philia. L'amour profond.

 

Il allie désir et raison : on s'aime mais on ne s'appartient pas.

 

On prend conscience de ce qu'est l'autre réellement ; cela suppose une bonne compréhension de soi et de l'autre, de savoir déjouer les pièges et mécanismes qui nous lient au passé entraînant la dépendance.

 

 

Trois éléments sont réunis : moi, l'autre et la relation. Les deux partenaires sont indépendants mais se rejoignent dans le couple. La relation est basée sur le respect : de soi et de l'autre.

mardi 17 novembre 2009, a 17:05
quotidien homme-femme
 

Les couples se heurtent à une grande difficulté : ils n'utilisent pas le même langage.

 

Homme-femme n'ont ni la même conception de l'amour, ni le même mode comportemental ou linguistique pour l'exprimer. Les hommes importent des valeurs d'action, pouvoir, compétence ; les femmes privilégient l'expression des émotions, l'harmonie des échanges, la créativité.

 

La communication dans le couple est source de malentendus : il faut cesser de projeter sur l'autre son propre mode de fonctionnement.

 

  • Elle parle tout le temps, il se tait : elle laisse s'exprimer ses idées de l'instant avec une certaine fluidité du propos, une valeur provisoire qui déstabilise son compagnon. Lui se tait et elle l'interprète comme une marque de désintérêt pour elle. La fluidité de parole féminine n'est pas du bavardage mais une façon d'accoucher de sa pensée ; le silence masculin n'est pas du mépris mais un besoin de réflexion nécessitant un certain temps. Elle doit donc respecter cette pause psychologique.
  • Il l'informe sur des faits ; elle évoque ses sentiments : une femme exprime son ressenti face aux évènements ; un homme s'attache à transmettre des informations objectives sur des faits. Elle abuse des superlatifs, métaphores, généralisations ; il cherche le mot juste et prend ce que dit l'autre au sens littéral. Les heurts dans le couple sont souvent liés à des malentendus sémantiques. Elle doit donc utiliser un vocabulaire plus précis et approprié ; lui, doit éviter de tout prendre au premier degré et lire entre les lignes.
  • Elle a besoin d'être écoutée ; il donne des conseils : pour évacuer le stress, une femme a besoin d'une écoute attentive, qu'on reconnaisse la légitimité de ses émotions. L'homme veut être le héros de sa compagne : il émet des remarques minimisant ce qu'elle ressent ou trouve des solutions miracles. Elle doit donc prendre ses précautions avant de se confier car elle n'attend de lui aucune solution. Lui, doit apprendre à écouter jusqu'au bout en s'interdisant de lui donner la clé de ses soucis, en tentant de comprendre ce qu'elle cherche à exprimer.
  • Il ne répond qu'aux demandes clairement formulées ; elle aimerait qu'il devine ses attentes : la femme ne veut pas avoir à demander ; elle ressent intuitivement les besoins des autres et donne tout ce qu'elle peut. Elle pense que l'homme fait de même. L'homme propose son aide quand on le sollicite. Quand elle croit demander, en fait elle s'est contentée d'exposer son problème. Elle doit apprendre à formuler de façon claire, en lui faisant grâce des raisons pour lesquelles il doit l'aider.
  • Elle éprouve le besoin de descendre en elle-même ; il veut tout de suite la faire remonter : pour la femme le moral monte et descend de façon cyclique. Quand il monte, elle a envie de donner de l'amour, quand il descend ,elle ne peut qu'en recevoir. Entre les deux, elle fait le ménage dans ses émotions. Pour lui, il attribue ces sentiments à une sorte de panne d'amour et il cherche donc à la « réparer ». L'home doit l'aider à descendre le plus vite possible en l'écoutant.
  • Il veut être accepté tel qu'il est ; elle cherche à le faire progresser : lui ne se sent aimé que quand il est accepté tel qu'il est. La solution : exprimer son désaccord éventuel sur son comportement sans le désapprouver en tant que personne, en utilisant la 1ère personne du singulier. L'homme doit comprendre que quand elle n'aime pas ce qu'il fait, cela ne veut pas dire qu'elle ne l'aime pas.
  • Elle lui dit « je t'aime » ; il répond « moi aussi » ; il dit « je t'aime » ; elle répond « pourquoi » ? Ce qui fascine l'homme c'est l'objet du désir. Elle s'intéresse davantage au désir lui-même. Elle a besoin de ce désir pour se sentir exister. « Est-ce que tu m'aimes ? » elle veut savoir pourquoi. Il doit pouvoir essayer de la rassurer en lui montrant qu'elle est aimée pour sa différence.

 

Et même si l'on dispose de toutes les clés pour que le couple fonctionne avec harmonie, c'est compter sans notre inconscient. Car se montrer ouvert, conciliant, prêt à œuvrer pour le bien de sa vie de couple, les hommes peuvent penser se féminiser. Se dévoiler, c'est risquer de perdre une part de son charme, de sa féminité pour une femme.

 

Il faut donc que l'homme se réconcilie avec sa part féminine et la femme avec sa part masculine. Accepter de ne pas tout comprendre de son partenaire, c'est faire un premier pas vers lui.

mardi 17 novembre 2009, a 17:04
aimer et rester libre
 

Notre désir de s'attacher à un autre semble en totale contradiction avec notre besoin de liberté.

Notre identité n'est pas acquise à la naissance, elle se conquiert en en connaissant les limites. Ce que l'on donne à l'autre et ce qu'on reçoit de lui fait partie de notre identité.

Aux premiers temps de l'emballement amoureux, on idéalise l'autre, puis on se rend compte qu'il n'est pas ce que nous avions imaginé, on vit alors une sorte de « crise heureuse » qui permet à chacun de retrouver conscience de ses propres désirs tout en découvrant ceux de l'autre.

La fusion amoureuse est indispensable car elle est la répétition de processus archaïques ( fœtus, nourrisson). Pouvoir s'abandonner à un autre, c'est la condition pour pouvoir retrouver cette jouissance qui permet de se perdre dans le « grand tout », appelé par Freud « le sentiment océanique ».

Or, à la suite de traumatismes affectifs précoces ou de carences affectives, certains ne peuvent vivre ces moments de fusion, sortir de ce climat originaire. Le petit d'homme se construit en apprenant la différence entre soi et les autres mais certains n'ont pu faire ce travail et leur sécurité intérieure n'est pas assez forte pour pouvoir prendre le risque d'être influencés par une personne extérieure.

Choisir des formes d'existence séparée est une façon de se protéger contre une excessive densité de la relation.

Certains couples ne parviennent pas à dépasser la fusion et risquent de s'enfermer dans une co-dépendance aliénante.

mardi 17 novembre 2009, a 17:04
votre style de couple
 

Une équipe de sociologues de l'université de Genève a défini 5 styles conjugaux après une observation de 1500 couples de tous âges. Il en résulte un paysage amoureux bigarré. Cette typologie vous permettra de porter un regard éclairé sur votre couple, de comprendre que le lien conjugal dépasse largement le lien amoureux, que la relation se travaille, qu'elle est une construction à plusieurs étages, un projet dont les enjeux ne font probablement pas partie du paysage romantique : distribution du pouvoir, des espaces, des ressources.

Le modèle du couple varie avec l'âge, les projets et le milieu social des conjoints. La vie à deux est difficile, certes, mais pas impossible. La réussite de votre aventure à deux repose surtout sur votre capacité à communiquer.

 

  1. « Le style bastion : pour le meilleur et pour le pire ».

 

Unis dans l'idée de vieillir ensemble, ils aspirent à ne faire qu'un, partageant les mêmes goûts, les mêmes opinions : leurs individualités se fondent dans le « nous » du couple. Leur œuvre : la réussite professionnelle du mari et l'éducation des enfants, un couple sans désaccord.

Leur vie quotidienne est ritualisée et le rôle de chacun est défini : la femme assure les responsabilités domestiques, l'homme gagne l'argent du ménage, les décisions sont prises à deux.

La femme sort peu, la perception de l'environnement est vécue comme une menace ; l'homme montre de l'intérêt pour l'actualité et se présente comme l'ambassadeur du couple, chargé des relations extérieures et de l'intégration sociale de la famille ; la femme est montrée comme synonyme de tendresse, soutien, sécurité.

Ce style bastion démontre une complémentarité basée sur leur dépendance mutuelle. Leurs atouts majeurs : la stabilité et l'harmonie. En cas de problème, on se réfère aux solutions d'usage. Ce style confine à la routine.

 

  1. « Le style cocon : seuls contre les autres ».

 

Leur principal objectif : se prodiguer tendresse, soutien et distractions. Ils construisent un nid intimiste, leur relation est fusionnelle, ils se cajolent beaucoup. On note une grande similitude dans leurs goûts, leurs activités communes, le tout dispensant un sentiment de sécurité.

La répartition des tâches est égalitaire et ils ont des jobs en fonction de la conjoncture. Les hommes se réfugient dans la bulle familiale et les rituels domestiques, compensant ainsi leurs frustrations du quotidien. Ils ont le sentiment d'être seuls dans la ville, exclus des plaisirs de la consommation, avec un important repli sur soi. L'intégration sociale et l'ascension professionnelle sont des objectifs secondaires.

Ils se montrent assez démunis devant les difficultés matérielles. Les conflits restent larvés. Leur force est d'être solidaires et ils peuvent faire un agréable bout de chemin ensemble.

 

  1. « Le style association : autonomes ».

 

Chacun reste maître de sa trajectoire, défend ses opinions et poursuit ses projets propres. Chacun aspire à être complet et à se réaliser sur plusieurs terrains à la fois. Ils se répartissent les corvées de façon égale. La communication est indispensable. Les contacts avec l'extérieur sont très valorisés : sortir, voyager, inviter, visiter.

Ce couple tolère mal la routine et correspond plutôt à un milieu aisé avec une vie urbaine, un métier gratifiant et évolutif. Il permet de tout avoir : les plaisirs d'une vie à deux et une réalisation personnelle.

Les problèmes arrivent quand les intérêts individuels sont inconciliables. On cherche alors la négociation mais on se lasse très vite et on se sépare souvent.

 

  1. « Le style parallèle : ensemble à défaut de mieux ».

 

Chacun a son propre rythme, ses propres activités avec un mode de vie où l'on sent une indifférence des conjoints l'un à l'autre. Chacun de son côté, ensemble parce que l'on ne peut pas faire autrement.

La femme s'occupe de l'ordre et propreté du foyer ; l'homme a souvent un dur labeur et ne s'intéresse pas aux corvées du foyer. Leurs relations avec l'extérieur sont inexistantes, ils vivent dans l'isolement et il n'y a pas non plus de désir d'intimité : c'est la cohabitation.

Ils attendent peu l'un de l'autre mais ne se déçoivent pas. Dans cette formule, l'ordre et la prévisibilité prévalent et cela peut durer toute une vie.

 

  1. « Le style compagnonnage : la communauté ».

 

Ce couple a fait alliance pour un destin commun, une relation fusionnelle où il y a peu de jardin secret. C'est l'importance de la participation des deux conjoints dans la vie de la communauté qui prévaut.

Le fonctionnement est souple : chacun s'adapte aux projets, chacun pourvoit aux besoins du foyer. Leur interchangeabilité est un gage d'évolution. L'intérêt collectif passe toujours en premier. Chacun est prêt à faire quelques sacrifices.

Ils sont inséparables, s'impliquent dans la municipalité, l'école, les syndicats professionnels, les associations locales ; ils sont très ouverts sur l'extérieur, c'est un couple citoyen.

Ce modèle révèle que c'est celui qui est le moins déçu par la vie à deux. Un modèle à méditer.

 

 

mardi 17 novembre 2009, a 17:03
oser aimer
 

Le sentiment amoureux est devenu le socle de toute notre organisation sociale et l'exigence est montée d'un cran. Les adolescents veulent aimer de façon romantique comme dans les séries télévisées tout en préparant leur sexualité via les films pornographiques.

Nous rêvons d'être libres et liés, libres mais ensemble. Le couple est vécu comme un lien de ressourcement et de sécurité tout en prônant l'autonomie individuelle.

Une angoisse fondamentale accompagne le désir  entre hommes et femmes, une rivalité archaïque : les femmes ont peur de subir la dépendance, la soumission, ou la culpabilité de partir ; les hommes sont dépassés, en concurrence  avec leurs compagnes tout en ayant une attitude passive vis-à-vis de la femme investie comme une mère. La réaction masculine est devenue la fuite ou la stratégie de la fuite morale, l'abandon.

A cela s'ajoute le manque de conscience de soi, de ses désirs profonds, de ses contradictions : la peur est surtout ignorance. La solution : apprendre à se connaître, à connaître l'autre et construire le socle sur lequel peut tenir le couple, la confiance.

 

En aimant, nous devenons vulnérables.

 

Dès la première rencontre se profile le spectre de la fin ; l'amour est effrayant : « j'ignore pourquoi je suis tombé amoureux de cette personne » et ce mystère me donne envie de fuir.

La séparation entre sentiment et désir sexuel a pour fonction de nous protéger de l'amour en le mettant à distance.

Les deux sexes sont aujourd'hui à égalité face à la peur d'aimer. Ils n'aiment pas de manière identique et ne redoutent pas les mêmes catastrophes. L'homme veut tout donner à sa partenaire et en cas de rupture il se sent vidé et réduit à rien. La femme préfère être aimée et appréhende la blessure d'amour-propre, de se sentir abandonnée. Lui craint de devenir « la chose » de la dame ; elle a peur de devenir son objet sexuel.

 

Le jeu de cache-cache des amoureux exprime la peur de l'engagement. « En devenant tout pour l'autre, je perds ma liberté d'action, ma disponibilité. Je vais être forcé de l'aimer ».

Toute relation amoureuse  a pour prototype l'enfant au sein. En aimant nous nous retrouvons petit enfant vulnérable. L'être aimé s'apparente à la mère toute-puissante.

La façon dont on aura été aimé par sa mère influencera notre devenir amoureux. D'autre part, notre entourage précoce nous a-t-il permis de constituer un narcissisme, un amour de soi structurant  et rassurant ? La façon dont les parents se sont aimés joue aussi un rôle important.

Quand l'amour nous tombe dessus, impossible de résister. On  ne choisit pas de tomber amoureux, on l'est : nos défenses, nos peurs tombent.

mardi 17 novembre 2009, a 17:02
le couple
 

Finis les modèles ou les règles à suivre, pour trouver le bonheur à deux, il faut sans cesse le réinventer.

De l'amour à l'engagement : se passer la bague au doigt, symboliquement ou réellement, n'est pas seulement une affaire de sentiments.

Pour durer il faut se disputer à condition de toujours se respecter. La scène de ménage est l'un des effets inattendus du désir sexuel. Choisir des partenaires uniquement indécis, c'est souvent se dissimuler sa propre incertitude.

 

La dynamique du désir : l'érotisme se nourrit d'interdits et de rivalités. Œdipe veille sur les amants. Dans la lutte contre l'autre femme, la rivale, il s'agit avant tout de se mesurer à maman, la vraie femme.

C'est la qualité de la parole féminine qui fait tenir deux êtres ensemble. Chacun doit respecter l'espace nécessaire aux rêves de l'autre. Il faut préserver son territoire : à force de tout mettre en commun on finit par ne plus rien avoir à partager. Il faut trouver des terrains d'entente.

Pour sauver l'intimité d'un couple, distance et vigilance s'imposent. Si la dépendance mène la danse, alors amour ne peut rimer qu'avec souffrance.

mardi 17 novembre 2009, a 17:01
la passion
 

Parce qu'elle est torride, elle nous fait rêver.

Parce qu'elle est destructrice, elle nous fait peur.

 

Parce qu'elle nous pousse à franchir nos limites, elle peut nous révéler à nous-mêmes.

 

L'un des paradoxes de la passion, c'est que la méfiance vis-à-vis de cette fièvre passionnelle peut déboucher sur l'incapacité à aimer et on rencontre aujourd'hui de nombreux anorexiques de l'amour. C'est la peur absolue de l'abandon, une peur inconsciente et refoulée après des deuils précoces qui guident leur vie affective. Ainsi, ils sont aussi victimes de la passion !

 

La passion nous fait perdre le contrôle de nous-mêmes mais peut déboucher sur le grand amour. La passion nous enchaîne, l'amour aide à s'accomplie aux côtés d'un autre.

 

La plupart du temps, la passion a peu à voir avec l'amour de l'autre, mais surtout avec l'amour de soi. Se perdre dans l'autre, tout attendre de lui, nous mène aux confins de nous-mêmes, là où notre identité vacille. De toutes les formes d'amour, la passion est celle où la pulsion de mort se fait le plus entendre.

 

Le scénario :

  • Le premier contact : dialogue subliminal à distance grâce aux phéromones, composés volatiles de glandes situées sous les aisselles, mamelons et organes génitaux. L'organe voméronasal est relié à l'hypothalamus.
  • Le coup de foudre : d'autres sens et fonctions entrent en jeu au niveau du système limbique, siège des émotions et une décharge de phényléthylamine(PEA), hormone de la famille des amphétamines, se produit. Elle agit comme une drogue. Puis vient l'état amoureux grâce à l'adrénaline. Une impression de plaisir liée à la dopamine.
  • La liaison : l'hormone libérée, il faut d'autres sources de plaisir : vie en commun, enfant, maison. D'autres hormones renforcent le lien : la dopamine s'allie à l'ocytocyne et la vasopressine produites par l'hypophyse, qui entrent en jeu dans les situations de confiance et d'attachement.
  • Le véritable amour : l'accoutumance neuronale entraîne une baisse de dopamine et du plaisir d'être ensemble. La sérotonine, hormone du sommeil et de la régulation de l'humeur apparaît : elle apaise et adoucit la relation pour lui permettre de durer. C'est « l'attachement ».

 

mardi 17 novembre 2009, a 17:00
le coup de foudre
 

Une rencontre soudaine, violente qui projette les amoureux sur une autre planète où émotions, sensations et désirs sont à leur paroxysme. Le coup de foudre est un amour entier qui remet en cause l'existence des êtres qu'il frappe. Envoûtés, ils ne suivent pas les étapes normales du processus d'intimisation et de la connaissance de l'autre. C'est un effet de surprise qui court-circuite la réflexion et sidère la pensée, un choc physique.

 

Le coup de foudre est un mélange d'aspects fascinants et effrayants, une magie du destin, un condensé des rapports de la vie et de la mort. Une véritable complétude absolue. C'est un choc spectaculaire : chacun des partenaires croit se trouver avec un autre lui-même, une image idéale de lui. C'est une rencontre paroxystique : l'autre nous apporte ce qui nous manque, cet autre déifié.

 

Personne n'est à l'abri. Le plus souvent, il tombe sur ceux qui s'y attendent le moins.

Ce miracle de l'amour, c'est la naissance d'un lien mais aussi celle d'une aliénation. La confrontation avec la réalité n'en sera que plus brutale : la fin de la lune de miel. Quand disparaît l'illusion du coup de foudre, les amoureux déçus ont le sentiment d'avoir raté leur vie. La passion n'a pas avancé dans la maturité de l'amour, le partage du quotidien avec un projet de vie commun.

 

Le coup de foudre induit forcément une crise. La continuité de l'histoire ne peut être que si elle est accompagnée d'un travail de distanciation.

mardi 17 novembre 2009, a 17:00
la rencontre
 

« L'amour est l'ultime signification de tout ce qui nous entoure. Ce n'est pas un simple sentiment, c'est la vérité, c'est la joie qui est à l'origine de toute création. »

                                                                                                          R. Tagore.

 

 

 

 

Les raisons grâce auxquelles nous nous sommes reconnus puis rejoints restent mystérieuses….

 

Pour les scientistes, tout est biologique : dus aux signaux virtuels, acoustiques, olfactifs et hormonaux.

Pour Freud, on ne rencontre que ce qui existe déjà dans son propre inconscient. La rencontre amoureuse se construit sur des fondations, du régressif, de l'affect, de l'ambivalent. Le choc amoureux est une collusion inconsciente. On est attiré par l'autre parce qu'il entre en résonnance avec le petit enfant  qu'on était et qui demeure au fond de soi : c'est l'emboitement de deux névroses.

 

Chacun porte en lui la nostalgie du premier amour idéalisé, comblant, l'amour maternel. On cherche un être qui ressemble à ce que l'on pense être ou à ce que l'on voudrait être : tout ce dont on rêvait, un faire-valoir, un miroir qui renvoit une image positive de soi-même. « Toi et moi ne font qu'un » d'après Freud.

 

Il faut ajouter que cette rencontre se réfère aux images parentales : la collusion oedipienne. L'amour en occident trouve son origine dans un interdit, à commencer par celui de l'inceste. Plus l'autre est interdit, plus il est attirant.

La rencontre est placée sous le signe du paradoxe : on désire ce qu'on ne peut avoir ; les objets d'attachements du passé pour qu'ils réparent ce qu'ils ont blessé ou pour qu'ils donnent ce qu'ils n'ont pas donné. Un leurre qui crée une faille dans le couple.

 

L'aspect trans-générationnel de la rencontre est essentiel : si l'autre nous attire c'est aussi parce qu'il a une histoire parallèle à la nôtre, porteur d'un secret de famille identique. Chacun a l'espoir que cette rencontre lui permettra de trouver la clé résolvant l'énigme de sa propre histoire.

 

Les thérapeutes systémiques insistent sur une collusion inconsciente appelée l'échange des dissociations ou le fantasme de l'infirmière et son malade : on rencontre un être défaillant, plus faible que soi, possédant les mêmes difficultés mais plus évidentes. Cela sert à masquer ses propres failles, l'autre devenant dépositaire de ce qui gêne en soi.

 

 

 

Dans une rencontre, on n'est pas deux mais six au minimum : moi, mes parents, toi et tes parents…A cette difficulté de nature s'ajoute celle du timing : c'est la bonne personne mais pas le bon moment.

 

Chaque couple se construit sur un mythe : c'était écrit…le mythe du destin est une invention nécessaire qui magnifie la rencontre et donne sa profondeur à la relation.

 

Des études ont prouvé que ce qui nous rend désirable, c'est le type de gênes CHM et la plus ou moins grande symétrie de notre corps. Ce sont en fait des signes de bonne santé cachés mais prometteurs pour la reproduction de l'espèce !!!

mardi 17 novembre 2009, a 16:55
L'amour, généralités
 

Qu'est-ce que l'amour ?

 

 

« L'amour, c'est une disposition qui consiste à vouloir le bien d'un autre que soi »

                                                                                              Le dictionnaire.

 

Selon les freudiens, l'amour dérive du narcissisme, de l'amour de soi. Il nous permet de nous sentir gratifié, reconnu, plus à l'aise physiquement et psychologiquement.

L'amour est une relation d'inconscient à inconscient qui échappe au contrôle de la conscience et réédite à notre insu certains aspects de la vie amoureuse de l'enfance.

 

Avant d'aimer, on tombe amoureux, un état trouble et excitant où fantasmes et pulsions mènent la danse, où l'autre est idéalisé, auréolé de toutes les vertus.

On peut se désirer follement sans pour autant vouloir connaître l'autre dans sa vérité d'être humain.

 

« Pour aimer, il faut sortir de soi et créer l'autre en même temps que se laisser trouver et créer. Cela suppose l'égalité et la réciprocité dans la différence du sexe. »

                                                                                              Jean Guitton.

 

« L'amour, c'est l'occasion unique de mûrir, de prendre forme, de devenir soi-même un monde, pour l'amour de l'être aimé. C'est une haute exigence, une ambition sans limite, qui fait de celui qui aime un élu qu'appelle le large. »

                                                                                              R-M. Rilke.

 

 

« Si ce n'est l'amour, qu'est-ce donc que je sens ? Mais si c'est l'amour, pour Dieu, qu'est-ce que l'amour peut être ? S'il est bon, pourquoi son effet est-il âpre et mortel ? S'il est mauvais, pourquoi tous ces tourments ont-ils l'air si doux ? »

                                                                                              Pétrarque.

 

 

L'Amour est un projet, une éthique, une pratique qui se construit jour après jour, au fil des expériences, des essais et des erreurs. Une méthode : prendre conscience de ses blocages, clarifier ses attentes, savoir communiquer avec l'autre.

L'amour n'est pas aveugle, il ouvre les yeux.

 

Notre inconscient brouille les cartes et empêche souvent la réussite d'une relation. Le jeu est truqué dès l'enfance. L'impossibilité d'aimer est le résultat d'impasses marquant un individu depuis son enfance : la nostalgie de l'amour maternel (« je veux qu'on m'accepte tel que je suis ! ») ; l'attachement au père ; les blessures du passé (la répétition de la souffrance, mécanisme très fréquent)

 

Selon Freud, la haine et l'amour sont présents dans tous les aspects des rapports humains. J'aime mon semblable car je me vois en lui, j'ai besoin de lui pour survivre, en même temps il est mon ennemi qui fait obstacle à ma liberté, mes ambitions ; il convoite le partenaire désiré, c'est un rival en puissance.

L'ambivalence des sentiments nous confronte au pire mais nous garantit le meilleur.

 

La vie amoureuse adulte a hérité de nos émois enfantins et cette ambivalence des sentiments nous poursuit durant toute notre existence. ( problématique de la maman ou putain, chamailleries, humiliation et violence)

Nos parents nous ont aimés à leur manière : il n'existe pas de parents parfaits. L'accepter, c'est se libérer de son passé pou mieux aimer dans l'avenir.

A nier la violence pulsionnelle qui nous habite, nous nous condamnons à ne jamais expérimenter la réalité des relations qui nous lient les uns aux autres.

 

L'adolescence, l'âge de toutes les fragilités, réactualise les premiers attachements de la vie et aussi les premières séparations. Les jeunes ayant été adoptés bébé et ceux qui ont été prématurés vivent avec une intensité exceptionnelle, très particulière les ruptures affectives de l'adolescence. C'est l'âge des expériences, mais ils en ont marre qu'on leur apprenne des choses, ils veulent faire leurs expériences tout seuls. Les relations amoureuses sont leur premier terrain d'expérimentation ce qui explique leur passage d'un excès à l'autre dans leurs occupations, leurs amitiés, vêtements , goûts, habitudes alimentaires…

 

Il faut se méfier du piège consistant à projeter sur l'autre nos propres défauts. Quand les deux partenaires manifestent cette tendance, c'est la guerre. Notre pire ennemi, c'est nous !

  • Le besoin infantile de prise en charge
  • La peur de l'engagement : véritable phobie proche de la claustrophobie car être intime avec l'autre est synonyme d'enfermement.
  • Les conduites de dépendance : être fixé à un stade infantile du développement psychoaffectif
  • La manie du doute
  • L'angoisse du lâcher-prise : aimer c'est donner et accepter ; pas de maîtrise là-dedans.
  • La quête du prince charmant : être l'élu d'un autre merveilleux c'est magnifier le moi, réparer le narcissisme défaillant.
  • La fuite devant la réalité : vivre sur un petit nuage pour dissimuler son anxiété.
  • Le mythe de la rencontre : l'attente passive pour ne pas se remettre en cause et imaginer que le destin décide seul de nos amours.

 

Le remède, c'est vous !

Le mal d'amour se soigne : en recherchant dans votre passé l'origine de vos difficultés ou en travaillant sur votre comportement présent.

 

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:34
la scène paisible
 

Lors de la seconde séance , l'anamnèse sera renouvelée , puis le patient racontera son ressenti entre les deux séances , son apprentissage de la technique enseignée, les changements opérés en lui .

Le patient va à nouveau s'allonger sur le divan en se mettant à l'aise , fermer les paupières et commencer ses respirations sophroniques. Le training sera repris : détente des muscles de la tête aux pieds , sensation de lourdeur des pieds à la tête , chaleur;  puis le sophrologue va passer à la phase d'approfondissement en installant alors le sujet dans une scène paisible qui lui est très agréable . On invite en effet le patient à découvrir tout d'abord une couleur (si le patient éprouve des difficultés à visualiser la couleur on peut lui faire imaginer un objet correspondant à la couleur )dans laquelle le sujet se sent à l'aise , une couleur qu'il choisit en fonction de ses préférences. cette couleur va le mener , l'entrainer vers un endroit , une scène , un décor agréable où il éprouvera un sentiment de calme ; l'anxiété et les tensions nerveuses disparaissent. A partir de cette scène , le travail de visualisation et de suggestion thérapeutique commence réellement .

La désophronisation est alors demandée après quelques respirations profondes. Les sensations d'éveil des pieds à la tête , avec des mouvements légers des pieds , des mains , des jambes , des mâchoires , des étirements. Viendra alors l'ouverture des yeux avec baillements et étirements.

Comme dans la séance précédente , le dialogue , suite à cette séance , est indispensable.


dimanche 02 novembre 2008, a 13:33
première séance de sophrologie
 

Lors de la première séance , le thérapeute va tout d'abord mener une anamnèse   c'est-à-dire collecter un certain nombre de renseignements sur l'histoire de la maladie ou des problèmes rencontrés par le patient. Ce premier entretien va permettre de cerner le malade et son problème.  Cette discussion va permettre également au patient de se détendre.

Puis vient l'apprentissage de la respiration sophronique : une technique simple , rapide et efficace.  Le but de cette technique est de faire disparaître ou d'atténuer les idées et les impressions qui dérèglent le psychisme et en conséquence , le physique. C'est une technique qui emprunte quelques procédés à l'hypnose traditionnelle , à la méthode Jacobson, au training autogène de Schultz et à la dynamique mentale et relaxation dynamique de Caycedo.

On demande alors au patient de se mettre à l'aise c'est-à-dire d'enlever ses chaussures, détacher sa ceinture, son col , tout ce qui peut entraver le bon fonctionnement de sa respiration, puis de s'allonger sur le divan sur le dos , relax.

Il doit inspirer par le nez en gonflant le thorax et expirer longuement par la bouche en rentrant le thorax ; même chose pour une respiration abdominale : inspiration normale par le nez en gonflant le ventre , expiration lente et longue par la bouche , en rentrant le ventre.

Enfin , les deux respirations successivement : inspiration par le nez en gonflant le ventre , la poitrine et soufflez par la bouche longuement en rentrant la poitrine et le ventre.

On invite alors le patient à reprendre une respiration normale et à se concentrer sur cette respiration et à noter les changements opérés . Ne croyez pas que ce soit si facile d'apprendre à respirer de cette façon . C'est pourquoi nous conseillons au patient de commencer avec la main sur le ventre , le thorax pour accompagner la respiration afin de mieux sentir le mouvement.

On va alors lui demander de relâcher tous les muscles de son corps . Plus facile à dire qu'à faire quand on est stressé depuis longtemps. Quand il y a une tension dans un muscle , on va lui demander de le contracter et de le relâcher brusquement pour libérer la tension souvent due à l'appréhension de la première séance. Parfois , on passe en revue ainsi tout le corps.

Une fois que la détente est ainsi obtenue , on demande au patient de fermer les paupières car le champ de conscience sera ainsi diminué et il lui sera possible de se concentrer sur son corps. On va lui demander d'effectuer quelques respirations et le rythme respiratoire sera adapté au patient .

Le sujet sera alors invité à se détendre muscle par muscle en commençant par le crane jusqu'à l'extrêmité des orteils. Cette relaxation provoque alors une baisse d'intensité des informations provenant du corps physique. On insiste sur le calme de la respiration , sa profondeur ,sa régularité.

La détente ainsi réalisée , on demande au patient d'imaginer une sensation de lourdeur dans ses membres, des pieds jusqu'à la tête.C'est une suggestion va entrainer un engourdissement physique.

Le terpnos logos fixe l'attention du sujet ce qui évite tout galopage mental et favorise la concentration sur son vécu corporel. En écoutant le sophrologue , le patient se rend compte que les phénomènes commencent à se dérouler , qu'il ressent effectivement une impression de lourdeur . Et en constatant que ces sensations suggérées se réalisent , son esprit devient ouvert aux informations : ce qui déclenche l'approfondissement sophronique.

Ainsi le champ de conscience est uniquement occupé par le corps physique (avec la détente des muscles , la pesanteur , l'engourdissement).

A nouveau , on reprend une respiration lente et profonde. Enfin , suite à la lourdeur , on va lui demander de développer en lui une sensation de chaleur , en commençant par les pieds pour remonter vers la tête, en insistant sur l'abdomen et le plexus solaire, avec en phase finale , une brève sensation de fraîcheur sur le front.

A nouveau une respiration lente et de plus en plus calme.

On effectuer un retour lent et progressif à l'état de veille en 4 temps : une respiration profonde, un éveil des sens, des mouvements musculaires, l'ouverture des paupières et le lever du patient quand il le désire. Cette désophronisation est très importante .

Une discussion entre le sophrologue et le patient est indispensable sur le vécu de cette expérience et son apport.

Pour un sophrologue aguerri , aucun cas n'est désespéré : il existe toujours une solution car cette technique peut être modulée et adaptée à toute circonstance.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:32
cassettes
 

Chaque séance d'apprentissage de la sophrologie en tant que patient est accompagnée d'une cassette correspondant à la séance pratiquée en cabinet afin d'entrainer le patient à cette pratique .

A chaque séance en cabinet , le patient va échanger la cassette précédente contre une nouvelle adaptée à l'évolution des séances.

En fin de programme , le patient pourra garder une cassette spécialement enregistrée pour son cas et adaptée à son problème.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:31
Exercices respiratoires caycédiens
 

 

1. Vous êtes debout , dans votre salle de bain , par exemple. Vous allez effectuer quelques exercices respiratoires afin de contrôler le chemin de l'air.

Placez le pouce droit sur votre narine droite. Inspirez par la narine gauche. Placez votre index sur la narine gauche. Retenez l'air. Gardez l'index en place. Expirez par le nez en enlevant le pouce de la narine droite.

Effectuez cet exercice encore une fois . Inspirez par la narine gauche . Bouchez les deux. Retenez l'air. Expirez par la narine droite.

Placez l'index sur la narine gauche et inspirez par la narine droite. Retenez l'air en bouchant la narine droite avec le pouce. Expirez par le nez en débouchant la narine gauche.

Effectuez cet exercice encore une fois. Inspirez par la narine droite. Bouchez les deux. Retenez l'air. Expirez par la narine gauche.

2. Vous allez, à présent, contrôler votre expiration avec un exercice simple à réaliser.

Inspirez en bouchant une des deux narines avec l'index. Retenez l'air en bouchant les deux narines . Expulsez l'air par la bouche en maintenant les lèvres à peine ouvertes et en dégonflant l'abdomen par étapes successives.

Rééditez l'exercice. Inspirez par une narine. Bouchez les deux . Retenez l'air. Expulsez par la bouche en dégonflant le ventre.

Inversement, inspirez par l'autre narine. Bouchez les deux. Retenez l'air. Expulsez par la bouche en dégonflant le ventre.

Encore une fois. Inspirez. Bouchez. Retenez l'air. Expirez.

3. Un autre exercice.

Inspirez. Retenez l'air. Bouchez le nez avec les deux pouces. Penchez-vous en avant. Expulsez l'air violemment par le nez en écartant les pouces.

Encore une fois. Inspirez. Bouchez le nez. Retenez l'air. Penchez-vous. Expulsez l'air, d'un seul coup.

Inspirez. Retenez l'air. Bouchez les oreilles avec les pouces; appuyez les index sur les yeux. Bouchez le nez avec les médius. Expirez par le nez.

Encore une fois. Inspirez. Bouchez les oreilles, les yeux, le nez. Retenez l'air. Expirez par le nez.

4. Mouvements de la tête.

Faites des mouvements avec la tête d'arrière en avant comme pour dire Oui. Plusieurs fois, doucement.

Faites des mouvements pour dire Non. Plusieurs fois.

Effectuez une rotation de la tête. D'abord côté gauche, remontez, puis à droite et descendez. Plusieurs fois.

5. Visualisation

Visualisez un sac en plastique. Imaginez-le bien. Pour mieux le percevoir, vous pouvez fermer les yeux.

Vous allez y mettre tout le négatif de votre vie.

Remplissez le sac. Quand il est plein, détruisez-le par de grands coups de poings associés à une expiration brusque. Plusieurs fois.

6. Respiration Naüli , pratiquée en Orient.

Fixez un objet devant vous. Effectuez une rotation du buste , les bras ballants sans bouger la tête ni le regard qui est rivé sur l'objet.

Vous allez inspirer par le nez en gonflant le ventre. Videz les poumons, bien à fond en rentrant le ventre. Bloquez la respiration. Bougez les muscles du ventre, poumons vides.

Encore une fois. Inspirez. Videz les poumons. Rentrez le ventre et bougez les muscles.

Reprenez une respiration normale.

7. Sautez sur place en laissant les bras souples. Plusieurs fois. Stop. Secouez les mains , comme pour secouer le panier à salade.

Encore une fois, répétez cet exercice.

8. A présent, couchez-vous et prenez conscience de l'unité de votre corps et de votre conscience.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:30
Relaxation dynamique
 

 

Faire chaque exercice trois fois.

 

1. Tendez les pointes de pied en avant jusqu'à ce que vous sentiez une forte tension dans le coup de pied.

Cette tension se fait sur l'inspiration.

Bloquez la respiration 1-2-3.

Relâchez tout d'un seul coup sur l'expiration.

2. Soulevez les pieds de 10cm en gardant les genoux tendus. Sur l'inspiration.

Bloquez 1-2-3.

Relâchez sur l'expiration.

3. Soulevez le bassin en prenant appui sur les mains, sur l'inspiration.

Bloquez 1-2-3.

Relâchez sur l'expiration.

Prenez conscience de la différence entre la tension et la relaxation que vous ressentez à présent.

4. Soulevez le torse en prenant appui sur les coudes et la nuque sur l'inspiration.

Bloquez 1-2-3.

Relâchez tout d'un seul coup sur l'expiration.

5. Serrez les poings très fort sur l'inspiration.

Bloquez 1-2-3.

Relâchez d'un seul coup sur l'expiration.

6. Grincez des dents : écartez les lèvres et serrez les mâchoires sur l'inspiration.

Bloquez 1-2-3.

Relâchez sur l'expiration.

7. Froncez le front sur l'inspiration.

Bloquez 1-2-3.

Relâchez sur l'expiration.

Prenez conscience de la différence entre la tension et la relaxation que vous ressentez à présent.

Restez immobile et écoutez toutes les sensations qui traversent votre corps.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:28
Exercices respiratoires
 

 

1. Dans les moments critiques, lorsque nous sommes soumis à un stress, effectuons une respiration lente par les narines. Assis, le dos bien droit ou bien allongé , concentrez-vous sur le rythme de votre respiration. Placez une main sur le ventre à la hauteur du nombril et l'autre sur votre poitrine afin de mieux contrôler l'air dans les cavités abdominale et thoracique.

Inspirez doucement par les narines en comptant mentalement jusqu'à 4 et essayez de faire pénétrer l'air jusqu'au point le plus bas en gonflant d'abord le ventre, puis le thorax.

Retenez le souffle pendant 6 secondes et expirez lentement en comptant jusqu'à 4 .Après avoir expulsé l'air, comptez jusqu'à 6 avant d'inspirer une deuxième fois.

Répétez cet exercice.

2. Le deuxième exercice respiratoire s'effectue par narines alternées. Une seule narine sera utilisée pour inspirer et la narine opposée servira à expirer. Pour vous aider, vous boucherez alternativement l'une ou l'autre des narines avec un doigt.

Inspirez par la narine gauche en bouchant la droite. Bouchez les deux. Phase de rétention. Débouchez la narine droite en maintenant la gauche bouchée et expirez lentement.

Répétez cet exercice. Puis changez de narine.

 

 

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:27
L'ennui
 

Comment vaincre l'ennui Il faut donc savoir réagir de façon positive à l'ennui. On peut pleurer, manger, dormir, boire, crier, mais on peut aussi lire, étudier, travailler, écrire, etc. La personne qui apprend à s'accepter peut facilement trouver son petit bonheur dans un bon livre. Il est important de se rappeler que, lorqu'on donne aux autres, on s'oublie. S'oublier pour penser aux autres est un excellent moyen de se sentir bien avec soi-même.

Faites une liste de vos amis et de vos connaissances.Vous serez en mesure de constater que vous n'êtes pas aussi seul que vous le croyez. Revoir ses amis est un excellent moyen de se désennuyer.

Sortez de la maison, sortez de votre petit milieu; parlez aux gens, intéressez-vous à autre chose qu'aux petites niaiseries de la vie.Prenez des engagements, faites des choses différentes.

Identifiez les causes de votre ennui. Demandez-vous: «Depuis quand est-ce que je m'ennuie? Y a-t-il eu un événement déclencheur? Ai-je délaissé quelqu'un qui m'était précieux? Ai-je délaissé quelque chose qui me tenait à coeur? Est-ce que je me permets de faire les choses qui m'intéressent?»

Identifiez vos intérêts et passer à l'action. L'inertie conduit à la mort psychologique. Embarque, bouge, crée, produis, invente, visite des gens, fais du bénévolat, mais, pour l'amour du ciel, bouge!

Apprenez à vous donner du temps. Beaucoup de gens s'ennuient parce que la routine les conduit dans une impasse. Ou alors, on est tellement épris de sa carrière qu'on délaisse sa famille et ses amis. Il est important d'organiser son temps afin de se permettre des loisirs et une vie équilibrée.

Faites la part des choses et séparez les vrais amis des connaissances. Les amis sincères sont relativement rares; on peut généralement les compter sur les doigts d'une main.

Il est normal de s'ennuyer de temps à autre. Il est bon de se retrouver en tête-à-tête avec soi-même; il suffit de l'accepter et de ne pas s'en faire outre mesure. Profitez-en pour aller au cinéma, pour faire du sport, pour visiter des amis, bref, pour faire ce qui vous plaît ou même pour ne rien faire.

Ne faites pas exprès de cultiver l'ennui. Évitez donc, dans ces moments-là, d'écouter de la musique triste, de vous entourer de photos ou d'objets qui vous rappellent de mauvais souvenirs, ou de fréquenter des endroits où vous ne connaissez personne. La présence d'un petit animal- comme un chat ou un chien- dans votre vie de tous les jours peut aussi égayer votre quotidien. Un petit animal ne demande qu'à aimer et être aimé en retour.

Oui, s'ennuyer, c'est normal. Mais on peut éviter que ça ne devienne pathologique. En suivant ces quelques conseils, vous pourrez mener une vie équilibrée, active et...pas du tout ennuyeuse!

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:26
La confiance en soi
 

 

La confiance en soi c'est:

Avoir une image saine de soi

Le narcissisme (amour pour nous-même) fonde l'image que nous avons de nous et l'estime que nous nous portons. Avoir confiance en soi ,c'est être empli de cette image d'amour et de vie , la libido. « Il faut s'autoriser à ne plus s'empêcher de … »

La légitimité d'être soi

C'est notre enfant intérieur qui souffre: il faut s'attarder sur le contenu de notre dépression infantile (mal aimé, maltraitance, témoin de souffrance des parents , mis à une place qui n'est pas la nôtre). Le passé ne sera pas réparé mais l'impuissance ressentie jadis ne nous fera plus souffrir. Pour retrouver l'en-vie.

La peur et l'amour

Tant qu'on est coincé par nos peurs , on ne peut pas accéder à la vie bonne, être serein, à un sentiment de soi « sécure ».(ex: mère malheureuse ne sécurise pas ses enfants qui s'adaptent au malaise de leur figure d'attachement par un « attachement glacé »: comportements autocentrés , pas d'élan vers les autres; attachement ambivalent , c'est-à-dire n'être bien que si la figure d'attachement est là: si elle s'en va , c'est la panique; enfants désorganisés, difficiles à socialiser: les haltes ne les comprennent pas , les aiment mal et les aident mal). Sans peur , pas de raison d'aimer : il faut des peurs pour que quelqu'un nous sécurise et pour que le lien nous donne confiance en nous.

Avoir un idéal qui nous porte

La réassurance

1 Se montrer imparfait :

Demander de l'aide

Accepter de dire « je ne sais pas », « je n'ai pas compris », je ne connais pas »

La confiance , ce n'est pas la toute puissance : chercher à faire aussi bien que possible, pas à tout maîtriser; être honnête, pas être parfait; avoir du charme, pas être irrésistible.

2 Etre lucide face à l'adversité :

Ne pas les prendre comme injustices ou des preuves de nos erreurs, c'est un phénomène naturel

Ce sont des problèmes à résoudre , pas des malheurs à endurer ou regretter

Chercher des solutions, pas des punitions

Se poser la question « ce souci, qu'en rester-t-il dans 1 ou 5 ans? »

Inutile de grossir les problèmes: essayer de les résoudre plutôt que se désoler ou se scandaliser .

3 Avoir confiance au-delà de vous :

Quand on perd pied, quand ne maîtrise pas la situation , se rappeler les raisons d'avoir confiance . Chance ou providence est souvent présente(voir le bon côté positif des choses)

Repenser à tous ces moments de votre vie. Les noter quand ils surviennent pour ne pas les oublier et y repenser quand vient l'inquiétude

Lâcher prise et avoir la volonté d'agir, pas de contrôler

Ne pas avoir confiance qu'en nous-même: tout ce qui nous arrive ne dépend pas que de nous. Ne pas s'inquiéter mais s'en réjouir: c'est du piment et de l'imprévu dans notre vie.

4 Demander et écouter :

Prendre l'habitude quand il y a doute ou interrogation de demander aux autres leur avis sur ce que vous avez bien fait ( alors on savoure), et sur ce que vous auriez pu faire autrement (alors , on réfléchit). Ne pas se justifier tout de suite. Ecouter vraiment ce qui vous est dit.

Apprendre à solliciter le regard des autres , c'est fondamental pour progresser. Quand c'est positif , c'est agréable ; quand c'est critique , c'est utile.

5 Libérer ses actes :

S'entraîner à agir sans chercher à réussir. L'important est d'essayer , un échec ne nous humilie pas , il nous montre les limites des autres à nous satisfaire: instructif.

Ne pas essayer nous montre nos propres limites qui sont déjà connues.

Le but de nos actions doit être l'expérience , la découverte, l'élargissement de notre univers, non le succès. Ne pas se mettre la pression de la réussite sauf à bon escient

.

6 Accepter de se perdre en chemin :

Quand on se trompe , quand on retombe dans ses doutes , ses certitudes négatives, quand on n'a plus confiance, pas de déception, ni colère contre soi: sourire intérieurement. « Je suis comme un élève, j'apprends donc j'ai du mal : je ne peux pas m'en vouloir ».

Prendre confiance en soi , c'est partir pour un long voyage. On se perd en chemin, se demander si on est fait pour ça. Tant qu'on continue à marcher , on se rapproche du but.


dimanche 02 novembre 2008, a 13:25
Un couple heureux
 

 

6 piliers pour une union réussie

1 La tolérance: accepter les différences n'est pas facile mais cela reste nécessaire pour enrichir la relation.

C'est difficile car les différences qui séparent les partenaires sont à l'origine même de leur histoire.

C'est important car c'est quand chacun reconnaît ce qui fait la spécificité de l'autre que naît l'amour.

Comment faire :

Reconnaître ces différences , car les lister nous amène à voir l'autre tel qu'il est et non tel qu'on l'imagine ou qu'on le voudrait. Cette meilleure connaissance de l'autre aide à régler les conflits qui découlent de ces divergences.

Repérer ce qu'elles ont d'aimables: pour durer il faut accepter que l'autre soit différent mais aussi aimer ces différences puisque ce sont elles qui maintiennent le couple en vie.

Les coordonner: chercher les points sur lesquels le couple peut lâcher du lest pour satisfaire les besoins et désirs de son partenaire. Il s'agit d'envisager les moyens de coordonner ces divergences , pour être dans la complémentarité et non dans l'opposition. Cet accord trouvé n'est pas figé , il s'adaptera aux évolutions de chacun.

Préférer la curiosité à la peur: on peut craindre que l'autre en vienne à ne plus nous aimer ou à vouloir autre chose de notre relation; il faut donc ouvrir les yeux , se laisser surprendre, dérouter, accepter que cet autre univers garde son mystère car c'est cette impossibilité de connaître et comprendre tout à fait l'autre qui crée le désir.

2 Des valeurs communes: un juste milieu qui repose sur le partage de valeurs essentielles.

C'est difficile car pour beaucoup de couples , ce n'est que lorsque la passion du début cède le pas à la vraie relation que les deux partenaires découvrent qu'ils ne s'entendent pas sur l'essentiel.

C'est important , car de ces valeurs dépend la façon dont chacun va hiérarchiser ses priorités , ses envies et ses besoins.

Comment faire :

Echanger : l'anticipation est la meilleure solution pour éviter le choc des valeurs. Dans les discussions s'expriment les valeurs et dissonances de chacun.

Accepter: Quand les partenaires décident de faire cohabiter leurs deux mondes , ils doivent accepter les modalités de ces deux mondes.

Partager son histoire familiale: pour aider les partenaires à reconnaître leurs valeurs respectives , à les harmoniser , on parle des histoires de famille , pourvoyeuses des valeurs individuelles.

Mettre les valeurs en commun: de ce mélange surgira les valeurs du nouveau couple prêt à inventer sa propre histoire.

3 Un lien d'amitié: complicité et confiance sont indispensables pour construire un lien toujours vivant.

C'est difficile car parler d'amitié dans un couple ne va pas de soi .

C'est important car le meilleur ou la meilleure ami(e) c'est celui ou celle qu'on aime le plus , qu'on a choisi, qu'on connaît le mieux , qui nous connaît le mieux, sur qui on peut compter, avec qui on partage beaucoup .

Comment faire :

Partager des loisirs: sport, jardinage, culture…afin de ranimer l'amitié dans le couple.

Instaurer des rituels de couple:anniversaire de rencontre , mariage…afin de regarder avec humour et fierté le chemin parcouru

Parfaire une connaissance mutuelle: s'amuser à énumérer les amis de l'autre, les rêves les plus chers, musique préférée…

Donner de la tendresse: pour raviver la tendresse , en donner soi-même

4 Des paroles partagées: l'art et la manière de communiquer vraiment à deux.

C'est difficile car en approfondissant pensées et émotions , on augmente l'incompréhension, l'interprétation et les déceptions.

C'est important car communiquer c'est partager et le partage est l'une des raisons d'être un couple.

Comment faire :

Ne pas tout dire: accepter les limites de cette communication. Echanger des informations , pas mettre en commun des émotions, des pensées. Les flots de paroles envahissent l'espace de l'autre. Ils ôtent tout mystère.

Se donner rendez-vous pour échanger: les tête-à-tête sont l'occasion d'aborder avec plus de recul certaines difficultés ou frustrations et aussi de constater le bonheur d'être ensemble et les bonnes choses accomplies à deux. La parole positive est un excellent moteur du couple heureux.

5 Une entente sexuelle: comment garder une sexualité heureuse sur le long terme, défi qui s'impose à ceux qui veulent faire durer le plaisir.

C'est difficile: le couple a souvent l'impression d'avoir fait le tour de sa sexualité.

C'est important car les gens lui accordent aujourd'hui une importance prépondérante.

Comment faire:

Se débarrasser des idées reçues: oublier le fantasme du « c'est mieux ailleurs ». Inventer sa propre définition d'une sexualité épanouissante en apprenant à découvrir ses points d'entente.

Se surprendre: embrasser ou se caresser différemment , parler en faisant l'amour….essayer des choses qu'on connaît peu .

Parler de sexualité de manière intime: discussions qui nourrissent les fantasmes du couple et qui donnent à chacun les moyens d'évoluer.

Pratiquer: ne pas laisser l'abstinence s'installer. Garder le contact sexuel même quand on est moins proches.

Mettre de l'air dans la relation : retrouver son autonomie pour se rencontrer de nouveau pour des rendez-vous sensuels.

6 Des projets et des rêves: pour avancer , le couple a besoin de se projeter et quand les désirs de chacun s'unissent en une vision commune , l'avenir devient stimulant.

C'est difficile car il faut avoir l'espoir de durer.

C'est important car c'est donner de la stabilité et un peu de sécurité au couple que de se projeter.

Comment faire :

Affirmer ses désirs personnels: pour les incorporer à ceux du couple. Ces projets ne sont pas figés.

Anticiper : Pas nécessité de partager les rêves de l'autre pour l'aider à les réaliser mais nécessité de les connaître afin de les respecter.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:25
Arrêter de se prendre la tête
 

Quand des torrents de pensées négatives nous submergent , nous ne savons pas les arrêter.

Désamorcer l'engrenage:

Appuyer sur le bouton STOP: Imaginez que votre discours intérieur est gravé sur un disque dur et tourne en rond sur une platine. Reprenez possession des pensées qui vous possédaient en appuyant sur STOP.

Respirez : la respiration est un recours efficace pour nettoyer le cerveau des pensées parasites. Elle permet de détourner l'esprit de son obsession et d'agir sur la contraction musculaire qui accompagne l'agitation de la pensée.

Noircissez le papier: surtout en cas d'insomnie , l'écriture permet de sortir de soi les mots « en toupie » qui empêchent de dormir. Le déversoir: noircir le papier sans retenue , sans choisir le vocabulaire, sans prêter attention au style. C'est un effet purge; laissez sortir l'émotion. Pour vous dépolluer l'esprit , tenez ainsi un journal.

La consigne libératoire: écrire en commençant les phrases par « si j'avais su, j'aurai dû… » jusqu'à épuisement de l'inspiration afin de creuser dans vos regrets, votre honte…

Changer son regard:

Repérez qui parle :communiquons avec les autres en se plaçant tour à tour du point de vue de trois personnages intérieurs, le parent , l'enfant , l'adulte. La rumination peut être comprise comme un dialogue entre ces trois états du moi ; apprendre à les reconnaître permet d'identifier d'où viennent les messages que nous nous répétons. Et de nous en délivrer.

Quand les idées noires sont faites de dévalorisation, c'est notre parent critique qui juge sévèrement notre enfant; ou bien c'est notre enfant apeuré qui anticipe négativement ce qui va se passer. L'adulte , cette partie du moi qui vit dans le présent et analyse la situation , cherche à composer avec les désirs contradictoires du parent et de l'enfant.

Dépasser le double lien : travailler avec la notion de double lien. Quand on se sent piégé c'est parce qu'on est soumis à deux injonctions contradictoires. Pour en sortir, il faut dépasser ce qui bloque les pensées:la peur des conséquences. Les appréhensions ne résistent pas à un examen approfondi.

Prévenir les rechutes:

Cultivez vos plaisirs: la tendance à la rumination est un indice de notre vulnérabilité au jugement d'autrui. Nous nous laissons atteindre par une désapprobation plus supposée que réelle.

Pratiquez la méditation: elle apporte un changement d'état d'esprit quand on s'y adonne 15 minutes par jour au moins.

 


dimanche 02 novembre 2008, a 13:22
L'intelligence du corps: problème aux poumons
 

 

Le corps nous parle à travers les symptômes. Ils nous disent que quelque chose ne va pas…Un symptôme physique est la première indication que quelque chose est en déséquilibre. Ce n'est jamais un phénomène isolé: il est lié au passé et résulte de conditions et d'évènements antérieurs, est relié au présent par ses conséquences immédiates et a un effet tangible sur le futur quant à son pronostic.

Les traumatismes accumulés nous renvoient à des sensations jamais vraiment acceptées, des sentiments jamais exprimés et des anxiétés et des peurs restées enfermées à l'intérieur de nous-même. Le symptôme nous pousse à reconnaître nos sentiments et ce contact nous ouvre les portes de la guérison.

Quelle est la fonction spécifique de la région de notre corps qui ne va pas?

Quel rôle joue-t-elle dans le mécanisme de l'ensemble du corps? Quel lien cette fonction a-t-elle avec ce qui arrive dans notre vie?

 

Les poumons symbolisent l'indépendance : l'air de notre premier souffle à la naissance dilate nos poumons et inscrit notre séparation d'avec notre mère.

Les difficultés rencontrées au niveau des poumons sont souvent liées à l'acceptation ou au refus de la vie qui est en nous; ou à la volonté de vivre sa vie sans qu'une tierce personne exerce son pouvoir sur nous.

Notre respiration réagit à nos sentiments : par exemple, la tristesse , le chagrin se vivent au niveau des poumons en contraignant le souffle; l'angoisse, la nervosité , la peur se traduisent par une respiration rapide et courte….

Autant que la fonction de la partie affectée de notre corps , nous avons besoin d'explorer la nature de la maladie ou du problème. Lorsque nous tombons malade , nous renonçons également à contrôler l'avenir . Or cette maladie nous offre la chance d'en apprendre davantage sur nous-même: nous pouvons étudier notre comportement et notre manière de vivre, de découvrir nos véritables sentiments et ce que nous voulons en faire. S'engager sur le chemin de la guérison c'est se donner le courage de changer.

Guérir , demande d'abord de développer notre sens de l'observation et de nous interroger sur nos priorités. Pour que la guérison se mette en place , nous devons nous-même nous mettre sur la liste de nos priorités. Et ceci en considérant que nous effectuons un acte d'altruisme car en nous inscrivant sur cette liste , nous affirmons que notre amour pour les autres est si fort que nous voulons être capable de donner en étant dans la meilleure forme possible.

En réfléchissant sur nos priorités , cela implique de nous demander pourquoi nous sommes réellement sur terre et quels sont les buts de nos vies.

Guérir nous oblige à nous libérer de nos résistances , de nos barrières, nos protections , nos modèles de pensées et de comportement comme mettre les besoins des autres avant les siens, ne jamais penser à soi, être si occupé qu'on n'a pas le temps d'être seul: tous nos comportements habituels doivent changer, nous devons nous libérer de toutes les entraves personnelles , les images de soi, les résistances aux changements et à l'évolution…

Tu vas donc te poser 10 questions pour commencer:

Quelle est la fonction de la partie de mon corps qui est touchée? Que fait-elle? Quelle relation entretient-elle avec les autres parties de mon corps? Que te rend-elle capable de faire?

De quel côté du corps se trouve le problème?

Quelle est la nature de ce problème? Décris-la avec tes propres mots. Comment ressens-tu cette partie de ton corps? Est-ce douloureux? Décris la sensation à l'intérieur de ton corps.

Décris la couleur de cette partie de ton corps, sa température et sa texture. Ces éléments peuvent-ils varier? Te rappellent-ils autre chose?

Comment ta condition physique affecte-t-elle ta vie? Que ne peux-tu plus faire? Que fais-tu à la place?

Maintenant souviens-toi de ce qui s'est passé au cours des mois, des semaines ou même des années précédentes. Quels évènements majeurs se sont produits? Penses-tu réellement avoir accepté tous les sentiments que t'ont inspirés ces évènements? Reste-t-il des sentiments plus subtils sous la surface? Y a-t-il un traumatisme issu du passé qui ressurgit d'une manière ou d'une autre? Y a-t-il des situations génératrices de colère que tu essaies de contrôler? Un sentiment de perte , d'abandon émotionnel, de rejet?

Essaie d'écrire un bref synopsis de ta vie et note chaque problème physique que tu as rencontré , chaque maladie, les traumatismes , les émotions que tu as vécu.

Que signifie la maladie pour toi? S'apparente-t-elle à un échec? Ressens-tu une culpabilité? Conserves-tu suffisamment de temps pour toi-même?

Tires-tu quelques bienfaits de ton état de santé? Te sens-tu entouré d'amour et d'attention? Les personnes qui t'entourent se sentent-elles coupables de la manière dont elles te traitent?

Si tu es un peu dépressif , peux-tu t'imaginer heureux, des rires plein la voix? Est-ce que tu acceptes de te faire traiter si on détecte une maladie? Si tu as la confirmation que tu es en pleine santé , alors que tu te sens angoissé ne sachant pas ce que tu as, quel effet cela aura-t-il sur la suite de ta vie?

A présent, en relisant ce que tu as répondu , peux-tu voir ce que ton corps a essayé de te dévoiler? As-tu appris quelque chose? Te sens-tu capable de cerner à partir de quoi tu as besoin de commencer à travailler sur toi-même, quels sont les questions et les sentiments qui ont besoin d'être ramenés à la surface? Es-tu prêt à entamer ce voyage en toi-même? Es-tu prêt à laisser ton problème se soigner?

Enfin pour terminer ces premiers sujets de méditation , voici les dernières questions à te poser:

Quand est-ce que tu ressens que ta vie a le plus de sens?

Qu'est-ce qui te rend le plus heureux?

Qu'est-ce qui éveille en toi le plus de passion?

Si ton problème n'est pas grave , que ta vie continue comme avant , que feras-tu différemment?

Si tu peux faire tout ce que tu veux dès maintenant , qu'est-ce que tu ferais?

Quelles sont tes trois principales priorités dans la vie?

Es-tu capable de faire aujourd'hui ces choses, et sinon , pourquoi?

Quelles choses pratiques peux-tu faire dès maintenant et dans les deux prochains moins pour honorer tes priorités?

Respecte chacune de tes réponses et engage-toi à les mettre en pratique. Cet engagement favorisera ta propre guérison, s'il y a lieu.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:22
Trouver le pardon
 

 

Pardonner , c'est libérer la négativité que nous ressentons pour nous-même et pour les autres.

Pas facile à faire car on a le sentiment de ne pas être prêt à pardonner , croire qu'on ne pourra jamais pardonner , penser que le pardon est une façon d'abdiquer la responsabilité de ce qui a été fait, ou ignorer l'intensité des émotions impliquées.

S'accrocher à la douleur renforce et maintient la colère et le ressentiment. Et c'est nous-même que nous blessons; le manque de pardon conserve la culpabilité, la douleur et la rage qui nous rongent, et cela crée des remparts autour de notre cœur. Cela nous bloque dans le passé et nous empêche de changer.

Cependant le pardon est essentiel pour guérir, pour devenir un ensemble sinon des éléments de notre être demeureront dans le passé.

Pardonner c'est libérer le passé, débloquer l'énergie, se libérer de notre attachement à la douleur. Ce n'est pas oublier ce qui est arrivé , ni rationaliser ou justifier;il est important de reconnaître la douleur ou la colère pour les connaître et les ressentir.

En pardonnant , nous libérons l'histoire ainsi que les excuses pour notre souffrance. Refuser de pardonner c'est avoir l'excuse pour éviter de changer et ne pas renoncer à notre douleur; ainsi nous restons bloqué dans notre relation avec les autres et nous restons dans le rôle de la victime.

Pardonner c'est désamorcer la situation, libérer la charge émotionnelle. Pardonner à quelqu'un implique qu'il n'a plus de prise sur nous. Cela détruit les barrières érigées en défense , la colère ; pardonner à l'autre lui enlève sa toute puissance et ainsi nous n'en avons plus peur.

Mais nous avons besoin de nous pardonner à nous-même: pardonner nos actes du passé et ainsi nous accepter tel que nous sommes , accepter nos faiblesses, nos erreurs et notre impuissance. Nous pardonnons à la personne que nous étions au moment des faits, faisant de son mieux , dans l'ignorance. Ainsi nous nous libérons du poids du passé et aussi de la douleur. Ils faut s'introspecter , regarder alors les sentiments qui émergent et les accepter tels qu'ils se présentent , sans porter de jugement. Le pardon est le plus grand cadeau que nous puissions nous faire.

 


dimanche 02 novembre 2008, a 13:20
La culpabilité bis
 

Nous ne sommes pas égaux devant la culpabilité: la loi, la morale ne sont pas les seules à indiquer ce qui est bien , ce qui est mal, ce qui est permis, ce qui est interdit; car tout dépend du degré de sévérité de notre surmoi. Ce juge intérieur psychique s'élabore au cours du complexe d'Œdipe et va nous contrôler tout au long de notre vie. Il est le produit des interdits posés par nos parents , mais aussi de leur propre rapport à la loi.

Le mal-être que tout le monde a pu expérimenter un jour renvoie à un affect archaïque : la culpabilité d'exister présente en nous dès la naissance. Naître c'est se placer sous la coupe de la pulsion de mort, de l'autodestruction ; par conséquent , vivre c'est désobéir à l'appel du néant. C'est une forme de transgression. Cette culpabilité s'exprime tout bas mais surgit en cas d'accident ou d'attentat quant au survivant.

Le besoin de punition, quand on pense que le sort s'acharne sur nous, que notre vie est une succession d'échecs, c'est la névrose d'échec qui s'installe, une des manifestations les plus ordinaires de la culpabilité inconsciente.

La culpabilité est aussi un facteur de socialisation, elle nous empêche d'accepter trop facilement l'inégalité , l'injustice et l'exploitation.

Pour vous déculpabiliser : Ne pas se laisser dévorer de l'intérieur, la culpabilité n'est pas une fatalité.

Le sentiment de culpabilité est un mélange douloureux d'émotions négatives et de fausses croyances. Ne laissez plus votre imagination s'emballer , redonnez leur juste dimension aux choses et apprenez à évaluer votre véritable responsabilité. Cessez de vous fier à vos suppositions , les autres ne vous jugent pas aussi sévèrement.

Un sentiment de culpabilité peut aussi peser comme un lourd secret, terrible; pour s'en soulager , il suffit parfois d'en parler, de formuler simplement son malaise. La culpabilité est une émotion négative qui procède d'une erreur de perspective; il faut personnaliser cette émotion en lui donnant une forme , un visage, une voix pour amener la personne à comprendre quels bénéfices secondaires on en tire. Il faut avoir des comportements plus adaptés.

 


dimanche 02 novembre 2008, a 13:20
La culpabilité
 

 

En fonction de la loi , la morale….du surmoi , notre juge intérieur psychique.

 

 

La culpabilité d'exister est présente dès la naissance. Naître c'est se placer sous la pulsion de mort , l'autodestruction. Donc vivre c'est désobéir à l'appel du néant, un transgression. Par exemple , on le remarque lorsque cette culpabilité survient après un accident, un attentat , un massacre: on s'en veut d'être encore en vie. Si un enfant est très désiré par ses parents , le fait d'exister sera moins synonyme de faute.

La culpabilité de n'être pas à la hauteur de ses propres attentes. Quand le moi se sent coupé de ce qui doit être , que des actes ou des pensées cessent d'être conformes à l'idée que nous nous faisons de nous-même, la culpabilité surgit. Coupable de ne pas être assez performant , aimable. Par exemple, si je pense à quitter mon mari ou à le tromper même si celui-ci est dur avec moi, je me sens coupable.

Le besoin de punition. La névrose d'échec est une culpabilité inconsciente (reliquat de l'Œdipe). Par exemple, le sort s'acharne sur moi, je n'ai pas de chance , mes amis me lâchent , mes partenaires me trompent , mes projets capotent …Autres formes de culpabilité inconsciente: dépression , angoisse.

La culpabilité pathologique: névrose obsessionnelle, psychose mélancolique.

Les écarts permis ou non. Cela dépend du degré de sévérité du surmoi plus que de l'acte délictueux qui détermine notre ressenti. D'autre part, derrière la cause apparente de la culpabilité s'en tient une seconde dissimulée.

La culpabilité fait souffrir. Mais ce peut-être aussi le moyen de se déresponsabiliser vis à vis de soi-même, de ses désirs. Par exemple, lorsqu'on réduit autrui au silence: ne me reprochez rien , c'est moi seul qui fixe le prix de mes fautes.

Ne plus se laisser manipuler : repérer les maîtres chanteurs .Le chantage affectif est assorti d'une menace implicite:

- la victime pour obtenir de l'autre le comportement souhaité

- le bourreau qui menace de vous punir

- le flagellant qui retourne la menace contre lui-même

- le martyr ou éternelle victime qui brandit sa souffrance

- le marchand de faux espoirs qui vous fait miroiter un avenir prometteur si vous répondez à sa requête

Le cadeau piégé où le donneur maintient le receveur dans une position de débiteur.

Les fausses croyances: il est difficile pour le manipulé de réagir sainement car le manipulateur utilise les croyances familiales et sociales pour induire un sentiment de faute morale. (exemple: points sensibles comme abandon , égoïsme ,injustice ,trahison). L'insinuation vous réduit à l'impuissance.

Pour déjouer les pièges du manipulateur , il faut se mettre au clair avec soi-même. Faire un examen de conscience et un constat objectif. Il faut faire le tri de ce qui relève ou non de sa responsabilité propre. Evaluer les limites.

La contre manipulation implique de ne pas se justifier. Simuler l'indifférence et renvoyer le manipulateur à ses propres croyances. Le but est de se protéger en ne réagissant pas aux provocations.

La confrontation : renvoyer l'autre à son besoin donc à sa responsabilité. Se positionner sur la nature du lieu que vous souhaitez entretenir avec le manipulateur.

Refuser la manipulation , c'est renoncer à une image idéale de soi donc accepter d'être égoïste, prendre conscience de sa valeur pour gagner sa liberté.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:18
Le deuil
 

 

La mort: Pour l'oriental , la mort n'est qu'une transition, une étape, l'annonce d'une nouvelle naissance . Des habitudes de contact avec l'inconscient permettent de réfléchir sur l'éventualité d'une vie antérieure(rêve, flash).

En Occident , on a peur du néant , de l'inconnu et cela induit une grande détresse.

Lorsque la mort survient dans son entourage , le deuil nous donne 5 rendez-vous émotionnels:

Le choc: l'endeuillé se retrouve comme exclu du monde des vivants. C'est la sidération , il est anesthésié, incohérent. Pour ceux qui l'entourent , une seule chose à faire : l'écoute.

Le refus: les larmes , les cris

La colère: la révolte

Ces deux points marquent les signes que la perte devient consciente. Pour ceux qui entourent l'endeuillé, il faut favoriser l'expression de ces émotions violentes.

La dépression : alternance de tristesse rentrée et d'apathie , ce qui engendre l'idée que l'endeuillé ne récupérera jamais le goût de vivre. Pour l'accompagnant , il faut évoquer l'histoire commune du défunt et de l'endeuillé: reconstruction des souvenirs.

L'acceptation: et non pas la résignation. C'est l'accomplissement du deuil, l'intériorisation de la mort. Pour l'accompagnant il faut amener l'endeuillé à construire une nouvelle relation avec la personne aimée disparue : par exemple , à travers ce qu'elle aimait…

La culpabilité est omniprésente : la personne en deuil se reproche de ne pas avoir assez aimé ou protégé celui qui est parti , tout en lui en voulant de l'avoir abandonnée.

Un blocage dans l'une des phases, c'est un déni , un deuil différé, un deuil aigu prolongé ou un blocage dans une phase dépressive . Cela peut induire des troubles somatiques avec inhibition du deuil.

Il faut distinguer ce qui est relié à la perte et ce qui était là avant dans la dépression.

C'est une blessure qui peut cicatriser sans s'effacer totalement.

Dans la disparition d'une personne aimée , chez l'endeuillé apparaît subitement l'abandon du fantasme infantile de toute puissance; il doit accepter le réel et se confronte à l'idée de sa propre mort.

 


dimanche 02 novembre 2008, a 13:17
La dépression
 

 

La dépression est une tristesse figée dans le psychisme et le corps . Elle est marquée par un ralentissement physique et intellectuel .Il n'y a plus de désir , plus aucune envie d'agir , un manque d'appétit. On remarque des trous de mémoire , une grande difficulté à se concentrer. Il n'y a plus que sa douleur et le malade perd son intérêt pour le monde.

Le dépressif se dévalorise , se sent hors service et bientôt apparaissent des idées de suicide , de mort.

 

La mélancolie

: c'est une dépression mais en plus le malade s'accuse de tous les péchés du monde. Les tendances suicidaires sont accrues et résultent souvent d'un deuil inassimilable: son moi est lésé car la relation était fusionnelle avec la personne disparue. On meurt avec cette perte.

dimanche 02 novembre 2008, a 13:16
L'angoisse
 

 

Une formidable tension vous tord l'estomac , votre gorge est nouée, vous respirez avec peine. L'angoisse fond sur vous par bouffées. C'est un malaise à la fois physique et psychique , né du sentiment de l'imminence d'un danger. Elle a toujours une cause qui exige d'être cernée pour disparaître. C'est un signal qui nous prévient que nous sommes sur le point de découvrir une vérité intérieure fondamentale, en train de revivre un moment refoulé. L'angoisse surgit quand le manque (de certitude , de réponse, de satisfaction) , l'inquiétude ont créé en nous une excitation que la psychée ne parvient pas à gérer , qu'elle ne réussit plus à évacuer. L'énergie accumulée menace de déstabiliser le moi. L'angoisse nous prévient de ce danger intérieur. Elle nous protège d'une destruction plus massive , de la folie.

Il faut essayer de reprendre son existence en main , de puiser en soi la force de s'affirmer, de dire « je », je veux. Plus nous démissionnons face à l'angoisse, plus nous serons angoissés. Notre anxiété est une façon de ne pas pouvoir couper avec le temps où nous étions enfants sans défense. Il convient de prendre la mesure des années qui ont passé et de réaliser que nous sommes assez grands pour survivre par nos propres moyens. Il faut apprendre à se connaître , ne pas hésiter à dire non à des situations qui vont nous angoisser.

Les refuges habituels : frigo , pharmacie…Avec pour objectif , l'anesthésie ou une stratégie impliquant les autres : disputes, scène au conjoint ; ce qui permet d'expulser les tensions et dériver votre agressivité vers un objet de substitution. Avoir raison , c'est rassurant.

La dépendance aux médicaments est un besoin de l'idée du médicament car c'est une protection.

Besoin de sucre: le pancréas réagit en secrétant l'insuline . L'arrivée brutale de sucre , trop de production ramène le taux de glucose sanguin en dessous de la normale . D'où une envie de sucré, simple crise d'hypoglycémie. Les excitants ont le même effet: la nicotine dynamise , production d'endorphines. Alcool, musique, TV…

Regardons nos manques pour les guérir au lieu de les ensevelir en nous. La véritable cause de l'angoisse est dissimulée dans l'inconscient.

 

dimanche 02 novembre 2008, a 13:15
La dépression , la déprime
 

 

LA DEPRESSION

 

Les maladies fonctionnelles se divisent en trois groupes : névroses, désordres psychogéniques et maladies psychosomatiques.

Dans les névroses ,on trouve les dépressions qui entraînent des désordres psychogéniques tels que insomnie, maux de tête, douleurs sans lésions organiques. Cet état conduit inévitablement à des maladies psychosomatiques comme asthme, constipation , problèmes dermatologiques, ulcères, troubles du foie ,des reins…

Près de 90% de nos maladies sont fonctionnelles. Et il faut comprendre qu'aucune drogue ne peut guérir un individu souffrant d'un dérangement de ce genre. Les médicaments soulagent , éliminent un symptôme mais ils n'apportent aucune guérison définitive. La meilleure médecine est vous-même! Car inconsciemment , vous puvez vous en débarrasser.

La dépression se présente comme une tristesse figée dans le psychisme et le corps , caractérisée par un ralentissement physique et intellectuel : plus de désir, aucune envie d'agir, manque d'appétit, trous de mémoire, difficulté à se concentrer. Cela peut conduire à un manque d'intérêt pour le monde : il n'y a plus que sa douleur qui existe. On note même une dévalorisation qui laisse penser à l'individu qu'il ne sert à rien et qui peut le conduire à des idées de mort , le poussant au suicide.

On retrouve pratiquement toujours des symptômes similaires comme l'épuisement , l'insomnie, les maux de tête, un manque d'appétit ou un appétit excessif et la constipation. La dépression affecte toujours le corps et l'esprit, nous projetant dans un état léthargique conduisant à un manque évident de vitalité et d'énergie, parfois avec des douleurs musculaires. Envahi par des sentiments de honte , de culpabilité , d'angoisse et d'impuissance , l'individu n'a plus goût à la vie.

Outre les raisons hormonales et environnementales , on ne doit cependant jamais négliger les raisons psycho-émotionnelles d'un état dépressif. La cause intérieure est toujours liée à un stresse contenu, des sensations retenues et des sentiments repoussés. La dépression donne le sentiment de ne plus avoir de raison d'être ; c'est une manière de renoncer à la vie , une sorte de cri silencieux et désespéré.

L'équilibre est donc rompu et le stress non contrôlé devient très aigu. Alors s'installent des résultats effrayants : tabagisme , obésité , taux de cholestérol élevé , paresse rénale , tumeurs des glandes surrénales, dysfonctionnement de la thyroïde…et ces désordres créent une augmentation de la pression sanguine et une hypertension.

Pour guérir de cette dépression , il faut tout d'abord devenir ami avec soi-même: l'individu a besoin de retrouver son esprit , de redonner un sens à sa vie et de redécouvrir une joie profonde émergeant de lui-même. Les mouvements physiques tels yoga, danse ou gymnastique douce est excellent pour soigner cette maladie: lorsque le corps bouge, il libère l'esprit .

La prescription de tranquillisants , neuroleptiques et antidépresseurs peut se révéler nécessaire si la perturbation nerveuse est soignée trop tardivement. Il est toutefois souhaitable d'en limiter l'emploi et d'avoir recours à chaque fois que c'est possible à des solutions inoffensives telles que relaxation ou thérapie comportementale. Car le problème de ces prescriptions médicamenteuses reste la dépendance aux médicaments. En effet l'accoutumance à la benzodiazépine représentant les trois quarts des tranquillisants consommés est dangereuse.

Au lieu de se prendre en charge , le patient considère ses médicaments comme une bouée de sauvetage et il s'établit un réflexe conditionné. Chez certains patients on note même une anxiété liée au médicament lui-même accompagnée de troubles annexes comme céphalées, palpitations, fatigue , disfonctionnements et douleurs.

Lorsque l'on diminue rapidement , trop rapidement les doses et qu'il n'existe pas de thérapie d'accompagnement , les rechutes sont nombreuses .

La sophrologie se révèle très efficace : la somatisation amenée par les tensions nerveuses et les perturbations psychiques successives conduit à des troubles physiques tels que l'embonpoint les troubles fonctionnels , des maux divers et provoquant une destruction des systèmes de défense.

En pratiquant régulièrement la relaxation, le niveau de l'activité du système sympathique va se ralentir , les battements du cœur s'abaissent , l'élimination des dioxydes de carbone vont diminuer et la pression sanguine , le rythme respiratoire vont se normaliser. Le niveau des catécholamines baisse dans le sang ce qui libère des sensations d'anxiété. La pression sanguine en chutant rapidement dès les 1ères minutes de relaxation , le stress est annihilé.

Une variante de cette dépression : la Mélancolie.

On retrouve ici tous les maux de la dépression plus l'accusation de soi-même de tous les péchés du monde . Les tendances suicidaires augmentent . En cas de perte d'un individu cher , il résulte de cette mélancolie , un deuil inassimilable : le moi est lésé parce que la relation fusionnelle éprouvée avec la personne disparue est définitivement perdue. On meurt avec la perte de l'autre.

 

Ne pas confondre avec la déprime.

La déprime est un conflit qui existe en nous avec nos aspects les plus obscurs, réprimés habituellement. Particulièrement lorsque nous sommes incapables d'accepter ou de résoudre nos peurs intérieures, nos sentiments de culpabilité ,de honte ou de victime.

Les causes sont souvent dues au surmenage , au stress, à un traumatisme émotionnel mais une déprime tend à démontrer qu'il existe une crise dans notre communication avec nous-même. C'est une crise psycho-émotionnelle qui peut mener l'individu à un comportement irrationnel ou à une profonde dépression. Difficulté alors d'assumer les évènements quotidiens , de reconnaître notre monde intérieur. On ne se fait plus confiance : nous pensons ne plus être fiable , ni solide.

La déprime est un appel à l'aide . L'individu ne trouve plus son mode de communication , ni sa manière de penser .

Pour guérir il faut d'abord retrouver une conscience de soi , plus profonde , un sens des priorités différent et un lien fort avec notre esprit. Le comportement doit changer : devenir plus terre à terre. La danse , le yoga et les activités physiques sont extrêmement importants dans la guérison.

 

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Ce blog est destiné au mieux être et à la lutte contre le stress, à l'origine de bien des maladies.
Psychothérapeute de formation universitaire , j'ai adopté la sophrologie il y a une quinzaine d'années et cette thérapie a changé ma vie et celle de mes patients.
C'est une nouvelle philosophie de la vie , un recul nécessaire, un apprentissage de la respiration et de la détente, un cheminement vers le bien-être.
Je consacre ma vie à aider les autres et je vous propose de me contacter afin de répondre au mieux à vos problèmes.
A bientôt ...

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commentaire(s)
Qu'est-ce que la sophrologie? paty (04/10/2009 00:34)

C'est tout simp...

Arrêter de se prendre la tête Bordo (17/06/2009 14:33)

Merci beaucoup pour ...

Les rêves : des images à messages stéphanie lecasble (07/11/2008 12:21)

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La confiance en soi Coly (02/11/2008 13:28)

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